Avril 2017

28 Avril 2017Début : 08:30 - Fin : 14:00Colloque - Monter un projet d’habitat groupé/solidaire : Questions juridiques et financièresUniversité Saint-Louis, auditoire 300

- Colloque organisé par l'IRIB et Habitat et participation -

L’habitat groupé/solidaire n’est plus à présenter ; sa philosophie est largement répandue, et ses vertus bien connues. C’est sa mise en œuvre qui, aujourd’hui, pose trop souvent problème. Les difficultés touchent principalement aux aspects juridiques et financiers du projet.
- Le droit : quelle forme juridique donner à l’habitat groupé (asbl, fondation, association de fait, …) ? comment gérer la copropriété (si l’habitat est de type acquisitif) ? quel bail prévoir (s’il est de type locatif) ? quid du taux des allocations sociales (isolé ou cohabitant) ? Etc.
- Les finances : quels partenariats financiers envisager ? comment établir un plan financier ? où trouver de l'aide pour la recherche de financements ? Etc.

C’est pour répondre à ces différentes questions que le présent colloque a été mis sur pied, lequel s’attachera à livrer autant que possible des pistes de solution concrètes. La diversité des orateurs reflète ce souci pratique puisque l’événement donnera la parole à des acteurs issus du monde académique, du notariat, de la sphère associative… sans oublier les acteurs publics ou parapublics.

Programme

INTRODUCTION

8h30. Accueil

9h00. Mot d’accueil du cabinet Céline Frémault, Ministre du logement de la Région de Bruxelles-Capitale


9h05. Présentation du pôle bruxellois d’Habitat et participation : Joannie Thys et Marie Couteaux (Habitat et participation)

9h15. L’habitat groupé et solidaire en général : Benoît Debuigne (Habitat et participation)

PARTIE I. ASPECTS JURIDIQUES

9h30. La forme juridique de l’habitat groupé/solidaire : Bertrand Nerincx (notaire)

9h50. La gestion de la copropriété : Pierre-Yves Erneux (notaire)

10h10. Questions en lien avec la (co)location, l’urbanisme et les allocations sociales : Nicolas Bernard (professeur à l’Université Saint-Louis — Bruxelles)

10h30. Pause

PARTIE II. ASPECTS FINANCIERS ET BONNES PRATIQUES

11h00. Aide à l’élaboration du plan financier et recherche de financements : Stéphane Lejoly (SAW-B, Solidarité des alternatives wallonnes et bruxelloises)

11h20. Comment la banque Triodos favorise-t-elle l'achat pour les porteurs de projets d’habitat groupé/solidaire ? : Isabelle Huens (Triodos)

11h40. L’implication du logement social, à travers le projet Biloba : Yves Lemmens (directeur général de la SLRB, Société du logement de la Région de Bruxelles-Capitale)

12h00. L’implication du Fonds du logement, à travers le projet Requette-Lemaire : Catherine Scheid (directrice générale du Fonds du logement de la Région de Bruxelles-Capitale)

12h20. Conclusions : François Demonty (chercheur en sociologie à l'Université Saint-Louis — Bruxelles)

12h30. Questions-réponses

13h00. Lunch


Mai 2017

03 Mai 2017Début : 12:00 - Fin : 14:00Midi de l'IRIB - Travail culturel, entre redistribution et reconnaissance. Enquête dans le milieu (socio)artistique d'un quartier populaire bruxelloisUniversité Saint-Louis, local P61

Depuis une vingtaine d’années, différentes villes européennes se sont laissées convaincre de l’importance de développer (ou de construire) leur « secteur culturel et créatif » perçu comme créateur d’emplois et d’image de ville attractive. Bruxelles n’échappe pas à cet engouement et c’est dans ce contexte que s’inscrit cette recherche commanditée par la Région (programme Anticipate financé par Innoviris) et menée depuis deux ans par une équipe interdisciplinaire issue de l’ULB, de la VUB et de l’USL-B (https://workccsbrussel.wordpress.com pour plus d’informations).

L’objet de la présentation de François Rinschbergh sera de montrer qu’à côté de cette conception postfordiste de la créativité qui met l’accent sur son potentiel économique, de nombreux acteurs (socio)culturels et artistiques travaillent selon une certaine idée de la justice sociale et font osciller leurs ambitions entre « redistribution et reconnaissance » (Fraser, 2005). Si certains tâchent de faire accéder leurs publics à la culture (légitime), désirent aider à « l’intégration » ou combler des manques au sein de leurs quartiers, d'autres insistent d'avantage sur le caractère à la fois thérapeutique et politique de leurs projets.

S’appuyant sur une enquête de terrain en cours au sein du milieu culturel et créatif d’un quartier populaire proche du centre historique de Bruxelles, l’exposé sera l’occasion (i) de mettre à plat les différentes conceptions que les acteurs rencontrés se font de leur travail, de leur quartier et des publics qu’ils estiment être les leur, (ii) de dégager quelques points de tensions qui traversent ce milieu et pour finir, (iii) de proposer de faire porter notre regard au-delà des discours et de témoigner de ce qui se vit au sein d’un atelier-théâtre qui se veut participer à l’émancipation de ses jeunes participants.